Récit détaillé Chili

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11/12/2004

Départ de Rio Gallegos

Au départ, un petit crochet par le supermarché puis route vers le sud. Le paysage ne change pas, de la steppe à perte de vue et des moutons. La route est neuve et à part une petite déviation de quelques kilomètres de piste, nous arrivons à la frontière chilienne. En effet, pour atteindre Ushuaia (qui se trouve en Argentine), nous devons traverser un petit bout du territoire chilien et en particulier le détroit de Magellan. Nous passons la frontière sans problème avec contrôle sanitaire et visite du frigidaire (qui était vide... nous avions pris nos précautions !)
60 Km après la frontière et par une belle route en ciment, nous arrivons au détroit de Magellan. Le vent forcit un peu mais reste supportable. Après 3/4 d'heure d'attente, nous prenons le bac pour traverser le détroit : la traversée dure 30 mn et coûte 56 pesos argentins (ou 10 800 pesos chiliens). Nous voici sur la TIERRA DEL FUEGO ! Encore quelques km de route cimentée puis nous retrouvons la piste... pas très bonne jusqu'à San Sebastian où se trouve la frontière pour ressortir du Chili. Nous admirons un grand troupeau de lamas dans un enclos, puis des grands troupeaux de guanacos, un petit renard gris et de très beaux et gros oiseaux dont nous ignorons les noms. Les paysages deviennent moins arides et les moutons ont de la vraie herbe verte à brouter. Nous nous arrêtons à 20 h juste avant la frontière au Motel La Frontera où nous pouvons passer la nuit sur le parking et prendre une bonne douche chaude. Nous y dînons avec d'excellentes côtelettes de moutons accompagnées d'un bon vin chilien (à titre indicatif, prix du repas : 61 pesos argentins = 11.000 pesos chiliens = 19 $ US et nous pouvions payer dans les 3 monnaies au choix). Nous allons rendre une visite aux nombreux chevaux qui se trouvent derrière le motel et passons une nuit très calme.
Au réveil 8° à l'extérieur, mais un soleil radieux qui réchauffe vite l'atmosphère.

Etape à San Sebastian (Chili)

12/12/2004

Départ de San Sebastian (Chili)

Après 5 à 600 Km de piste, le pare-brise de Prosper est marqué en plusieurs endroits pour des projections de cailloux. Certains 4x4 roulent très vite sur les pistes ! Nous passons la frontière chilienne en moins de 5 minutes. 12 Km plus loin, c'est l'entrée en Argentine (5 minutes aussi) et c'est la fin de la piste : OUF ! la route est très bonne ensuite et nous profitons de Rio Grande pour acheter des fruits (les pêches et les agrumes sont excellents). Nous avons encore vu un routard solitaire à vélo ce matin (c'est le 4ème) et son courage force le respect, surtout quand on voit ces interminables lignes droites, le vent terrible qui souffle par rafales et les pistes.... il faut avoir le moral ! Au cours de notre périple, nous avons souvent l'occasion de voir des chiens nous rendre visite à l'étape, on passe de bons moments avec eux. Visiblement les argentins aiment les animaux, ils ont tous des chiens et/ou des chats. On ne voit pas d'animaux abandonnés. A Rio Grande, beaucoup de monuments ou statues évoquent las Islas Malvinas (les Malouines) et revendiquent leur appartenance à l'Argentine... Il ne doit pas faire bon être anglais quand on passe par ici !
Nous déjeunons au bord de la mer (d'Argentine) et reprenons la route vers Tolhuin que nous atteignons en milieu d'après-midi. Nous nous installons au camping Hain, au bord du lac Fagnano. Aujourd'hui nous avons vu changer radicalement la végétation. D'abord vastes étendues de plus en plus vertes mais toujours rases, puis des massifs apparaissent, puis des forêts et maintenant quelques montagnes avec les sommets enneigés et ce lac ; ça fait du bien. Bonne soirée, très fraîche avec un peu de pluie. Nous discutons avec un groupe d'argentins de Rio Grande qui a passé le week-end ici et s'apprête à repartir. La famille de la jeune femme possède un domaine viticole à côté de Mendoza et nous discutons de vins, de voyage, de la France et de l'Argentine. Notre tour du monde les fait rêver et nous les comprenons ! La nuit sera calme, nous sommes presque les seuls clients et au réveil il fait 10° dans Prosper.

Etape à Tolhuin (Argentine)

La suite sur le è Récit Argentine

25/12/2004

C'est Noël - Départ d'Ushuai

On quitte Ushuaia un peu triste quand même !
C'est notre premier Noël de bourlingueurs. On roule pour se rapprocher de Porvenir au Chili où nous devons prendre un ferry pour Punta Arenas demain à 13h. On prend un jeune "routard" argentin au camping pour le déposer sur notre route. Il est très heureux et nous discutons beaucoup pendant le trajet : il a pris une sorte d'année sabbatique au milieu de ses études pour visiter son pays + la Bolivie et le Pérou. Nous déjeunons en cours de route au bord d'un ruisseau : poulet au curry, dulce de leche... royal ! On se remet de la piste très mauvaise qui dessert Ushuaia. Patricia conduit après le déjeuner jusqu'à Rio Grande. Sur le bord de la route, en lisière des forêts, on voit de nombreuses familles qui font le "méchoui" à la façon locale (façon "gaucho" : le mouton est écartelé et cuit verticalement). Ici, Noël a lieu pendant l'été austral et c'est donc la saison des grands barbecues champêtres.
Ensuite, bonne route jusqu'à San Sébastian, passage sans encombre des 2 frontières... les Joyeux Noëls échangés avec les douaniers sont sympathiques. Nous retrouvons la piste, mais elle est de bonne qualité jusqu'à Porvenir. On se félicite de rouler le jour de Noël, nous croisons à peine  4 ou 5 voitures sur 150 Km et aucun camion. Tant mieux car la piste est bonne mais étroite. Nous arrivons à Porvenir sous une pluie battante et nous nous installons à côté de l'embarcadère après avoir demandé l'autorisation à la capitainerie. L'accueil est toujours aussi chaleureux et sympathique, accompagné de la phrase rituelle : "si vous avez besoin de quoi que ce soit n'hésitez pas...."
La soirée est calme et nous nous reposons de cette étape éprouvante : 450 Km dont 200 de pistes avec environ 50 détestables et 30 médiocres. 
On fait sauter le bouchon de champagne : Mercier rosé... Argentin ! pour fêter notre Noël.

Etape à Porvenir (Chili)

26/12/2004

Départ de Porvenir

Ce matin, nous retournons au centre ville de Porvenir pour retirer de l'argent chilien. La ville est quasi déserte, 26/12 un dimanche oblige... Mais deux gentils policiers nous aident à trouver la banque et à ouvrir la porte du distributeur automatique. Sous le soleil, le centre ville avec un joli jardin rend cette petite ville agréable. Les petites maisons sont très colorées. Nous retournons à l'embarcadère attendre notre ferry. Embarquement spectaculaire à 12h. La marée étant assez basse, la rampe d'accès fait un angle avec la passerelle, incompatible avec le châssis bas de Prosper. Il faut tout l'art des marins pour disposer des planches qui surélèvent les roues de Prosper tout au long des passages délicats, enfin ! nous arrivons à garer notre Prosper au fond du bateau. Nous voilà partis pour 2h de traversée du détroit de Magellan. Contrairement à nos craintes, la sortie du bateau à Punta Arenas a été plus simple et plus rapide. Pas de camping ici. Les deux "tuyaux" que nous avions ne nous aident pas : notre CC ne rentre pas dans la cour de l'auberge et comme c'est les vacances scolaires, le collège Pierre Fauret est fermé. Nous cherchons en vain des policiers pour demander un stationnement autorisé et sécurisé... personne ! on dirait une ville morte aujourd'hui. Après avoir fait un tour au centre ville et dans un Internet café, on décide de tracer la route jusqu'à ... Puerto Natales !
En route, beau paysage de steppe verdoyante et vallonnée. Un beau lac avec une colonie de flamands roses (rares ici), quelques nandus et comme en Argentine de nombreuses estancias. Sur la fin du parcours, les Andes se révèlent à nous magnifiquement. Nous arrivons à Puerto Natales à 21h.
Nous nous installons au camping Josmar 2 et dînons au resto du camping.

Etape à Puerto Natales

 27/12/2004

On reste à Puerto Natales

Beau soleil au réveil mais il fait frais (10°).

Nous partons faire un tour dans cette charmante petite ville chilienne avec ses maisons basses et colorées, beaucoup de commerces et d'animation. En passant devant un cybercafé nous tombons sur … Christine et Jürgens ! Nous déjeunons ensemble dans un petit resto. Ils partent pour la Cueva del Milodon puis Torres del Paine. Nous, nous décidons de rester ici aujourd'hui et de partir pour Torres del Paine demain matin. L'après-midi nous en profitons pour laver Prosper qui en a bien besoin puis quelques provisions au petit supermarché en prévision des jours que nous allons passer dans le Parc. Dans la soirée Guy et Carmen arrivent au camping et nous les invitons à boire l'apéro.

28/12/2004

Départ de Puerto Natales

Lever de bonne heure avec un temps maussade. Nous quittons cette petite ville bien sympathique pour rejoindre le Parc National Torres del Paine. Piste assez moyenne, parfois médiocre pendant près de 150 Km pour rejoindre l'entrée du parc et rouler jusqu'à notre point de campement sauvage au bord du Rio Serano. Nous nous étions arrêtés à l'administration du parc pour demander où nous pouvions nous installer et acheter un permis de pêche. Le coin est idyllique : vue sur les montagnes enneigées, bord de rivière, petits lapins, renard…  Aujourd'hui, aux abords du parc, nous avons vu de nombreux guanacos pas sauvages du tout et pour une fois nous avons pu les admirer de près sans les effrayer, de plus il y avait de nombreux petits dans les troupeaux. On a vu aussi dans le ciel notre premier condor. Nous rencontrons des français de la Drome, Michèle et Eric, qui voyagent en Toyota avec cellule Clémençon. Ils ont passé la nuit au bord du Rio Serano et reviennent par là en fin d'après-midi. Nous pêchons et passons un moment ensemble autour d'une infusion.

 29/12/2004

 Torres del Paine

Nous restons là. André passe la matinée à essayer de pêcher une des belles truites qui, paraît-il, peuplent ce Rio. Rien à faire, ni lui ni Michèle ne verront la queue d'un poisson ce jour là. Pour se réconforter, nous buvons le pastis "chez eux". On récupère beaucoup de tuyaux sur le Brésil, la Bolivie… qu'ils ont déjà traversés. Jürgens et Christine arrivent dans l'après-midi. Apéro du soir chez nous, tous ensemble, après une pêche fructueuse de Jürgens (1 belle truite).  Le temps a été maussade toute la journée.

 30/12/2004

 Torres del Paine

Temps mitigé et il ne fait pas chaud… Eric et Michèle partent, on s'échange nos mails pour rester en contact. Nous décidons de partir voir le Lago Grey mais la piste est si infernale que nous devons faire demi-tour au bout de 8 Km. Nous revenons à notre campement puis, après le déjeuner, nous partons pêcher en remontant les berges du Rio…. Ça y est ! la première truite de l'année est bien accrochée : un bon kilo environ et beaucoup de joie pour l'heureux pêcheur. Soirée et dîner avec Christine et Jürgens : on déguste nos poissons cuits au feu de bois au bord de l'eau. Très bonne soirée.

 31/12/2004

 Torres del Paine

Dans la matinée nous partons avec Christine et Jürgens, dans leur camping-car au Lago Grey. Leur véhicule, plus léger, passe mieux sur cette piste encore plus mauvaise dans sa deuxième partie. Enfin, nous arrivons, bien secoués, au bout de la route et partons à pied jusqu'au mirador. En longeant le lac, nous pouvons admirer les icebergs qui dérivent sur le lac après s'être détaché du glacier Grey qui se trouve tout au fond du lac. Le sentier nous conduit à un mirador en surplomb du lac qui nous permet d'apercevoir, de très loin, le glacier. Malgré le temps très gris et le vent, nous apprécions ce beau point de vue et la couleur bleu des icebergs qui jonchent le lac. Nous revenons au campement vers 15 h avec un peu de pluie.  Nous faisons griller un morceau de "bife de lomo" (filet de bœuf) un vrai délice, le bœuf argentin est vraiment très tendre et goûteux mais ils ont tendance à le faire beaucoup trop cuire à notre goût… alors rien ne vaut la cuisson maison ! Après une petite sieste, nous préparons le réveillon de la St Sylvestre qui se passe dans notre Prosper avec Christine et Jürgens : cou farci et boudin de la ferme du Bruel (merci à Annick et Jean…) petits pâtés aux langoustines et saumon, pâté d'Allemagne, fromage frais aux herbes, fraises, champagne, glace … un régal, dans ce coin où nous sommes seuls au monde. On écoute beaucoup de musique, on cause, on rit… et on se couche à …. 5h30 du matin… au moment où le jour se lève !

 

FINI 2004… VIVE 2005 !

1/01/2005

Torres del Paine

Très beau temps en ce premier jour de la nouvelle année… d'après les gens d'ici c'est un bon signe de démarrer la nouvelle année sous le soleil… alors on y croit !

Journée calme et qui se déroule un peu au ralenti après les excès du réveillon... Dans l'après midi, Christine et Jürgens partent vers le nord du parc en prévision de faire un trek le lendemain matin aux "tres torres"  les 3 tours rocheuses qui donnent leur nom à ce parc. Ils reviennent 2 h plus tard en compagnie des 2 jeunes allemands à moto avec qui ils ont bien sympathisé, et que nous avions déjà croisés à Puerto Madryn.  Ils ont décidé de se faire un autre bivouac au bord du Rio Serrano. On se retrouve tous dans Prosper autour de la bière traditionnelle. Le ciel et le soleil n'ont jamais été aussi lumineux depuis notre arrivée au parc et nous pouvons enfin admirer la totalité des montagnes enneigées qui nous entourent… il était temps car nous partons demain matin !

2/01/2005

Départ de Torres del Paine

Temps maussade au réveil puis le soleil arrive. Nous quittons ce parc où nous avons passé un excellent séjour, même si le temps ne nous a pas permis de faire les ballades prévues. Mais quand le soleil est là, c'est sublime et nous avions un bivouac de rêve… avec des compagnons de réveillon adorables.

Après 100 Km de pistes et une pause déjeuner, passage de la frontière chilienne puis quelques kilomètres après, argentine. Formalités assez rapides malgré la présence de bus devant nous. Encore quelques petits km de piste et nous retrouvons une belle route goudronnée toute neuve pour aller vers Esperanza puis El Calafate. En cours de route nous avons vu encore de gros troupeaux de guanacos, de belles familles de nandus et même un petit renard gris qui nous a tenu compagnie pour déjeuner. En même temps que la route goudronnée, nous avons retrouvé les vastes plaines arides de la Patagonie Argentine. L'arrivée sur El Calafate permet de découvrir et d'admirer le Lago Argentino couleur bleu/vert laiteux. Arrivés en ville, nous retrouvons Eric et Michèle. On fait quelques courses + Internet et on va dîner ensemble dans un tenedor libre. Le temps est chaud et ensoleillé et nous décidons de partir dès demain au glacier Perito Moreno pour profiter de ce temps assez exceptionnel dans la région. Nous passons la nuit dans une rue près du centre ville.

Etape à El Calafate (Argentine)

La suite sur le è Récit Argentine

21/01/2005

Départ de Bariloche

Une toute petite pluie nous réveille à 6h45. En quittant le camping, nous faisons d'abord le "circuito chico" qui passe par la pointe Llao Llao. Des points de vue superbes sur les lacs, des résidences magnifiques, de la verdure, de beaux arbres, des fleurs… vraiment un très joli coin… dommage que le temps soit si couvert. Ensuite, route vers Villa la Angostura. La pluie revient assez fort et atteint son point culminant à notre arrivée dans cette petite ville très jolie et très animée malgré le mauvais temps. Nous nous renseignons à un camping : les prix sont 3 fois plus chers que d'habitude. Nous repartons et déjeunons garés dans un coin calme au Puerto de la ville.  Vu le temps, nous décidons de continuer notre route vers le Chili. Cette route a la réputation d'être agréable et d'offrir de très beaux panoramas mais aujourd'hui, l'horizon est complètement bouché et nous empêche de les savourer. Le passage des frontières Argentine et Chili est un peu laborieux car il y a beaucoup de monde. Nous arrivons enfin au camping Chanleufu à Aguas Calientes dans le parc national Puyehue. Emplacement sympa, au bord de la rivière. Le gardien du camping, adorable, est aux petits soins pour nous. Un rayon de soleil pointe son nez vers 18h30, mais presque aussitôt, grêle, flocons, grosse pluie…  La soirée se passe au sec et au chaud dans Prosper.

Etape à Aguas Calientes

22/01/2005

Aguas Calientes

 

Très bonne nuit mais la pluie nous incite à rester plus longtemps au lit. Une fois prêts, comme la pluie a cessé, nous partons tester l'eau thermale qui sort à 40°. Nous nous prélassons un bon moment dans la piscine d'eau chaude extérieure : il fait 11° dehors et … 40° dans l'eau.  Quel régal, même Patricia (qui est frileuse) apprécie… c'est dire !  le soleil nous fait même le plaisir d'apparaître.  De retour au camping, nous préparons le feu pour faire la grillade de cordero. Mais le feu a du mal à prendre car le bois est vert et trempé… il végète ; alors nous nous rabattons sur le grill traditionnel et nous régalons de ces excellentes tranches de gigot. En fin d'après midi nous partons promener le long de la rivière où des sentiers ont été aménagés. Très agréable promenade au milieu d'une végétation luxuriante (on se croirait aux Antilles, à la chaleur près !) et des arbres géants (les alerces) qui nous permet d'atteindre l'endroit ou la rivière se transforme en rapides avec de belles chutes d'eau. Un autre sentier nous permet de découvrir les "pozones", genre de baignoires naturelles le long de la rivière où jaillit l'eau chaude.

Soirée cinéma : nous visionnons un DVD.

23/01/2005

Départ d'Aguas Calientes

Au réveil une petite pluie très fine qui fait penser à de la neige fondue et 10° à l'extérieur. Nos voisins, chiliens, sont restés dehors jusqu'à 5h du matin, à manger, boire, rire… pas de différence avec l'Argentine : nous étions samedi soir ! Nous prenons la route et à Entre Lagos, nous passons devant un rassemblement, nous voyons des gauchos, des chevaux… nous nous arrêtons pour voir de quoi il s'agit : c'est un rodéo chilien… sans hésitation, nous payons le droit d'entrée pour y assister : il s'agit d'une sorte de concours où les cavaliers par deux, doivent conduire un veau d'un endroit à un autre, uniquement avec l'aide de leur cheval. Les cavaliers sont des gauchos et on sent bien que c'est leur métier. Le travail avec leur cheval est admirable, leur tenue traditionnelle (poncho et chapeau) l'est tout autant. Nous sommes les seuls touristes au milieu de toute cette foule de gauchos avec leurs familles et nous apprécions beaucoup. Nous reprenons la route toujours sous le mauvais temps et décidons de faire un "crochet" par Valdivia qui se trouve sur la côte pacifique en faisant le pari qu'au bord de l'océan, la météo est peut-être meilleure ! Ici il ne pleut plus et c'est déjà ça… le ciel semble plus dégagé. Nous profitons d'un cyber café pour relever nos mails puis continuons la route jusqu'à Los Molinos qui se trouve au bord de l'océan à 15 Km de là. Nous trouvons un petit camping adorable en surplomb de l'océan : Vista Hermosa. Nous nous installons puis partons à pied à 500 mètres de là où un petit marché de pêcheurs est installé directement sur la plage. Nous achetons des crabes et coquillages qui nous permettront de faire un dîner de rois… un pur régal que nous apprécions doublement après notre "régime viande" de ces dernières semaines.

Etape à Los Molinos (à côté de Valdivia)

24/01/2005

Départ de Los Molinos

Au réveil, un grand soleil radieux nous accueille… quel plaisir. Nous pouvons apprécier à sa juste valeur la vue magnifique sur l'embouchure et l'Océan Pacifique. Nous quittons le camping assez tard et faisons une longe halte à Valdivia dans une grande "gomeria" pour faire équilibrage et parallélisme… des gens très serviables et compétents bichonnent notre Prosper… mais ça ne suffira pas, ça guidonne toujours un peu. En plus on a un pneu avant avec une petite hernie ! Pour l'instant on la remplace par la roue de secours. Nous quittons la gomeria à 14h30… et partons nous réconforter au restaurant : les portions sont gargantuesques : l'entrecôte fait environ 800 gr, elle était précédée d'empanadas de pinos… une bonne bière chilienne… inutile de préciser que nous nous sentons un peu "lourds" à la sortie du restaurant. Heureusement l'étape d'aujourd'hui n'est pas longue et nous avons l'autoroute "la panamericana" qui nous conduit presque jusqu'à Villarrica où nous tournons un peu. C'est une petite ville charmante au bord du lac Villarrica… mais le plus extraordinaire est le volcan Villarrica qui se trouve de l'autre côté du lac, un cône immense avec sa cime enneigée qui fume un peu car il est toujours en activité. La vue est magnifique et de plus nous avons le soleil et le ciel bleu. Nous partons ensuite nous poser dans un camping entre Villarrica et Pucon : l'Eco camping Correntoso qui se trouve dans une pinède au bord du lac (et à l'écart de la route contrairement aux autres). Très beau camping avec des parcelles super bien équipés (table et bancs sous abri, barbecue, évier privé, poubelle, éclairage). Nous bricolons un long moment Prosper pour remettre la roue de secours à sa place (le support s'est tordu à force de toucher dans les différences d'inclinaison importantes). Nous terminons à 22h, inutile de préciser que nous faisons, sans hésitation, l'impasse sur le dîner !

Etape à Villarrica (15 Km sur la route de Pucon)

25/01/2005

Départ de Villarrica

Toujours un temps superbe. Nous allons jusqu'à Pucon à environ 10 km de là. Nous visitons cette petite ville très sympatique et animée, qui respire le bon niveau de vie des chiliens aisés qui viennent ici. C'est le lieu de villégiature "à la mod e" de la jeunesse dorée de Santiago.

Nous arrivons enfin à effectuer la mise à jour du site (Wanadoo a enfin pu remettre en service ses pages perso). Après un déjeuner rapide, nous partons visiter les environs : Ojos de Cabarta, puis on pousse jusqu'à Cabarta et le lac du même nom. A Ojos, la rivière souterraine qui rejaillit à cet endroit là est très limpide et bleau foncé. Egalement plusieurs cascades. Nous partons ensuite nous installer au bord du Rio Trancura pour essayer de pêcher, puis courses au supermarché (on constate des prix plus élevés qu'en Argentine mais qui restent, dans l'ensemble, moins chers que nos prix français). Le vin chilien est plus cher que le vin argentin… on verra s'il est bien meilleur. Nous revenons passer la soirée au bod du Rio Trancura, puis après dîner, nous retournons nous poser en ville pour la nuit, près du poste de police après avoir demandé aux carabinieros de service. Bonne nuit. A 7h nous retournons au bord du Rio avec un lever de soleil extraordinaire.

Etape à Pucon

26/01/2005

Départ de Pucon

Grande séance de nettoyage de Prosper au bord du Rio, au soleil, jusqu'en milieu de matinée puis nous retournons à Pucon. Nous passons au point Internet puis nous promenons dans la ville. Nous déjeunons sur le parking de l'Office du Tourisme puis reprenons la route. Nous rejoignons l'autoroute à Freire et roulons vers le Nord : péage tous les 100 km environ 2, mais nous apprécions de rouler sur une autoroute… ça faisait longtemps ! Paysages très agréables de cultures céréalières et de bosquets d'arbres (pins, peupliers, eucalyptus), avec une route valonnée. A certains endroits avant Chillan, de vastes étendues ont été plantées de sapins par milliers.  Au péage, avec Prosper, nous payons comme les voitures car nous n'avons qu'un seul essieu ! Nous nous arrêtons pour l'étape dans une station service Copec-Pronto avec douches… Bonne soirée, en partie sur Internet car, en plus, il y a du WIFI gratuit.  Bien installés dans Prosper, nous en profitons pour répondre aux nombreux mails reçus suite à l'annonce de mise à jour d'hier. Bonne nuit mais beaucoup de trafic de camions (Merci Mr Quiès).

Etape à Chillan

27/01/2005

Départ de Chillan

De bon matin nous pouvons prendre notre douche à la station. Ces stations sont conçues pour offrir tout le confort aux routiers et nous apprécions. Avant de partir nous profitons encore un peu du WIFI. Cette deuxième partie d'autoroute jusqu'à Santiago est assez surprenante : on y trouve des vélos, des tracteurs, des moissonneuses batteuses, des piétons, des arrêts de bus, des étals de vente de fruits et légumes, fromages…. Vitesse maximum 120 Km/h. A midi, pause déjeuner dans une station. Plus nous remontons et plus il fait chaud. Le paysage change. A 200 km de Santiago, nous trouvons de grandes étendues de vignes et des collines grillées par le soleil. Comme nous l'avions déjà constaté, contrairement aux Argentins, les Chiliens nous saluent rarement les premiers et remercient rarement lorsqu'on les laisse passer. Par contre, si on fait le premier pas vers eux ils sont généralement charmants et chaleureux. En approchant de Santiago, nous aperçevons de belles montagnes aux sommets enneigés : la cordillère des Andes est proche de Santiago et ses sommets avoisinent ici les 4000 à 6000 mètres. Nous traversons des zones maraichères et des vergers… les étals en bord de route sont très nombreux. Sans trop de problème, après avoir un peu tourné, nous traversons le centre de Santiago et allons nous poser dans une impasse en face l'Ambassade de France. Guillermo, le "gardien" du quartier nous confirme que nous pouvons passer la nuit là sans problème, nous serons au calme. Demain nous laisserons Prosper sous sa surveillance.

Etape à Santiago

28/01/2005

Santiago

Effectivement, la nuit fut calme excepté le ramassage des poubelles en milieu de nuit. Nous passons la journée d'un garage à un autre pour essayer de régler notre problème de guidonnage et de direction. D'abord chez un petit garagiste Fiat qui trouve un défaut sur notre pneu avant gauche (il est tout "ondulé"). Conclusion : on a dû abîmer les 2 pneus avant sur un de leurs ralentisseurs "casse-voiture" ou dans un trou. Il faudra donc les changer mais ici, impossible de trouver des pneus équivalents. Ensuite, il nous envoie dans un grand garage Fiat pour le problème de direction car il pense qu'il faut changer la pompe de direction, lui ne peut pas le faire car elle est sous garantie. L'autre garage ne connaît pas les Ducato car ils ne sont pas commercialisés au Chili. Ils nous envoient donc chez l'importateur FIAT directement (ITALA). Après un déjeuner rapide dans un petit resto chinois, nous y allons. Comme partout, très bon accueil. Nous discutons avec le responsable de l'assistance technique Fiat : il s'en occupe et va essayer de trouver une solution en communiquant par mail avec Fiat Italie… à suivre. Soirée calme dans notre CC, toujours à côté de l'Ambassade de France, où Guillermo a gardé notre place pour la nuit.

29/01/2005

Santiago

Aujourd'hui, nous partons visiter Santiago. Nous faisons tout le centre historique à pied, rentrant dans les bâtiments publics et les églises. C'est très animé, beaucoup de magasins et de rues piétonnes. On mesure ici la différence de niveau de vie avec l'Argentine. Quelques beaux bâtiments et lieux : la place d'Armes entourée de la Cathédrale, du Musée historique national et de la municipalité. Puis la casa Colorada (ancienne demeure coloniale très bien conservée), le théatre municipal, La Moneda sur la place de la Constitution (beau bâtiment où était frappé la monnaie, aujourd'hui siège du gouvernement et lieu symbole de la révolution de 1973). Nous nous dirigeons ensuite vers le Mercado central, abrité par un beau bâtiment à la structure métallique ancienne. Quelle animation, les étals de poissons et fruits de mer font saliver… d'ailleurs plein de petits restos sont installés directement dans le marché et nous testons sans hésitation la fraicheur des produits de la mer. Quel délice. Retour dans les rues piétonnes ; Patricia qui se faisait un plaisir d'aller à la Librairie Française est dépitée : elle est fermée "exceptionnellement" toute la journée… zut ! heureusement un kiosque a journaux voisin vend de la presse française et nous y trouvons les dernières parutions de Paris Match, le nouvel Obs, le point, le Figaro…. Ouf ! Retour à notre parking près de l'Ambassade après avoir déposé du linge dans une laverie. Soirée "dégustation" de vin chilien : très bon ! et grand plaisir de lire l'actualité française.

30/01/2005

Départ de Santiago

Nous décidons de partir à la découverte de la côte pacifique (il ne sert à rien de rester à Santiago pour attendre la réponse de Fiat). L'océan Pacifique n'est pas loin ; Santiago est une capitale "chanceuse" : les stations de ski se trouvent à une cinquantaine de kilomètres dans la Cordillère et l'Océan se trouve à 110 km…. Après un tour d'horizon de Valparaiso, Vina del Mar et Renaca, nous nous installons au camping Renaca center, petit camping "en ville" mais à 500 mètres de la plage, du petit centre ville de Renaca et des bus.

Etape à Vina del Mar / Renaca

31/01/2005

Renaca

Il fait 9° au réveil et pourtant c'est le plein été ici. En fin de matinée, nous prenons le bus et partons visiter Vina del Mar qui se trouve à 7km de là. Beaucoup de monde, il faut dire que Vina del Mar est la station balnéaire de Santiago et que la période actuelle est la "très haute saison"… Nous allons faire un tour au marché… décevant et l'odeur n'est pas appétissante. Nous nous promenons dans les ruelles du centre ville, déjeunons (une César salad !) et descendons jusqu'à la promenade du bord de mer, le casino…  Retour en bus à Renaca, balade en  bord de mer, quelques courses au supermarché puis retour au camping en fin d'après midi.  Très beau temps toute la journée,  le thermomètre grimpe mais le fond de l'air reste assez frais. Beaucoup de monde sur les plages mais peu sont en maillot !

1/02/2005

Renaca

Lever de bonne heure car nous avons décidé d'aller au grand marché des produits de la mer à Valparaiso. Départ à 9h en bus. Valparaiso… ce nom évoque les ports lointains qui nous font rêver dans notre enfance… on y est ! Effectivement c'est un grand port dans une grande baie mais c'est aussi une ville construite à flanc de collines auxquelles on accède par de vieux funiculaires, des escaliers, passages… beaucoup de charme… mais pour l'instant c'est le marché qui nous intéresse. Première étape : Caleta Portales et son marché de Mariscos. Tous les produits sont d'une grande fraicheur… ce sont les pêcheurs qui vendent directement les produits de leur pêche à l'arrivée. Nous partons ensuite au centre ville, au grand marché qui se trouve dans une halle ancienne : des montagnes de fruits et légumes … et même Internet gratuit dans la halle ! Beaucoup d'animation dans les rues de Valparaiso autour du grand marché. Ballet incessant des mini-bus qui sont très pratiques pour se déplacer en ville et en banlieue. Nous faisons le plein de fruits et légumes et repassons par Caleta Portales pour les mariscos : des coquillages et du thon blanc. Retour au camping vers 13h. Dans l'après midi nous partons promener à pied au bord de mer, d'énormes rouleaux viennent s'écraser sur la plage dans des gerbes d'écumes. On comprend pourquoi la baignade est interdite. Ici aussi il y a beaucoup de monde sur la plage et le long du front de mer. Toute cette partie de la côte jusqu'à la Serena est très prisée des chiliens en été.

2 au 11/02

Renaca

Les jours se suivent… et se ressemblent. Nous avons décidé de rester dans ce petit camping sympathique et très bien situé, à quelques centaines de mètres de la plage, du centre ville et de l'animation. Nous profitons de cette petite station balnéaire très animée, de la plage (mais pas de baignade car c'est dangereux et l'eau est glaciale). Longues promenades sur le front de mer, à Renaca, à Vina del Mar, beaucoup de magasins, Internet qui nous permet de mettre à jour le site, des petits aménagements et du rangement dans Prosper… et toute l'ambiance d'une station balnéaire en pleine saison : dans la journée les animations se succèdent sur la plage  ; hier soir il y avait le cinéma en plein air sur la plage.  A vina del Mar, c'est le festival de musique durant tout le mois de février, de ce fait le parc Quinta Vergara est fermé au public. Nous n'avons donc pas pu le visiter, ni le Palacio Vergara qui abrite le musée des beaux arts.  Depuis notre arrivée, le soleil est au rendez-vous, sauf ces deux derniers jours où la brume de la mer n'arrive pas à se dissiper. Aujourd'hui nous avons même un fin crachin. Nous avons profité de cette période pour faire avancer nos problèmes de direction et de pneus : côté direction, tout va bien, il y a seulement de l'air dans le circuit hydraulique et cet air devrait s'évacuer petit à petit… c'est du moins ce que nous a assuré le grand garage FIAT Cartoni y Cartoni à Vina del Mar. Pour les pneus, après maints aller-retour et rendez-vous (nous apprenons la patience…) il s'avère que le modèle de pneus dont nous avons besoin n'est pas disponible au Chili. Nous ferons donc le nécessaire en Argentine. Par contre, nous avançons bien sur le dossier bateau : nous devrions pouvoir embarquer Prosper au Pérou à destination du Mexique sur un RoRo de la compagnie NYK. Dernières négociations sur le prix en cours. A suivre…

12/02/2005

Renaca

Hourra ! le soleil et le ciel bleu sont là, avec une grosse chaleur. Après déjeuner, nous partons visiter Valparaiso en bus. Sa topologie lui donne un charme particulier : le port est encerclé par des collines au sommet desquelles on grimpe grâce à de  vieux funiculaires. La majeure partie de la ville se trouve donc à flanc et au sommet de ces collines. Nous prenons un premier funiculaire pour monter au sommet du cerro Artillera,  et nous promenons sur le paseo 21 de Mayo où de nombreux artisans, peintres et même un chanteur se sont donnés rendez-vous. Nous buvons un café sur la terrasse du café Arte Mirador qui domine le port et la ville basse avant de redescendre. En nous dirigeant vers le cerro Conception, nous pouvons admirer la place Sotomayor bordée par de beaux bâtiments : l'académie Navale, le palais de justice, la grande poste… Un nouveau funiculaire nous permet d'atteindre le cerro Conception où nous nous promenons dans les petites ruelles en admirant les vieilles demeures du siècle dernier. Descente vers la ville basse, et visite de la belle place Victoria avant de prendre un dernier funiculaire (l'espiritu santu) qui nous mène sur le cerro Florida d'où nous rejoignons à pied le cerro Bellavista où se trouve la maison de Pablo Neruda : La Sebastiana. La visite de cette maison est un vrai moment de plaisir : l'architecture de la maison, sa décoration intérieure, le mobilier, les souvenirs… une émouvante incursion dans la vie de ce grand poète et de chaque pièce, une vue extraordinaire sur Valparaiso et l'océan. Nous redescendons à pied vers la ville basse où nous prenons un bus pour retourner à Renaca. Sur la route côtière, nous pouvons admirer les immenses plages… noires de monde !

13/02/2005

Départ de Renaca

Le soleil étant toujours là, nous décidons de quitter la côte Chilienne pour retourner en Argentine en traversant la Cordillère des Andes. Nous quittons Renaca et Cesar Manuel, l'adorable gardien du camping, avec un petit regret. Au départ, très jolie route côtière jusqu'à Concon. L'océan est aussi bleu que le ciel. Nous traversons ensuite de grandes zones maraîchères, fruitières et horticoles. Pause dans une station Copec pour le déjeuner avec, en toile de fond, les Andes magnifiques. Nous nous rapprochons de ces dernières et de la frontière en début d'après midi. Passage du col/poste frontière à 3200 mètres. Les formalités approfondies + visite du CC prennent une grosse demi-heure. Nous revoilà en Argentine. Arrêt au Puente del Inca pour admirer le panorama et voir de près les anciennes thermes où l'eau sort toujours à 36°. Arrivée en soirée à Uspallata où nous commençons par une visite à l'office du tourisme et une bonne parilla au petit resto typique qui se trouve juste à côté. Nous nous installons ensuite au camping municipal… gratuit ! Nous sommes encore à 1924 mètres d'altitude. La route au travers de la Cordillère pour arriver ici est super belle : nous avons aperçu l'Aconcagua dont la partie supérieure est toujours enneigée et son sommet (6959 mètres) dans les nuages.  Des montagnes incroyablement colorées et belles se succèdent. Nous fêtons la St Valentin avec du champagne rosé Mercier argentin.

Etape à Uspallata (Argentine)

La suite sur le è Récit Argentine

9/06/2005

Départ de Tilcara

En route vers Susques et le Chili. Hier nous avons vu sur Internet que la situation en Bolivie se dégradait plutôt. Donc pas de regret. 15Km environ après avoir quitté Tilcara, nous trouvons l'embranchement de la route 52 qui mène au Paso de Jama, frontière avec le Chili. Et là, commence une de nos plus belles étapes sinon la plus belle, depuis que nous sommes partis de France. Toute la journée nous sommes allés d'émerveillement en émerveillement. Ce NOA (Nord Ouest Argentin) est vraiment exceptionnel. La route, au début, grimpe rapidement après le village de Purmamarca où nous pouvons déjà apercevoir une roche multicolore. La route est très bonne et Prosper grimpe allègrement vers les 3000 et au-delà. Juste un peu de fumée noire car, avec l'altitude, le gasoil ne se consume pas totalement et un léger"cliquetis", juste pour rappeler que le moteur lui aussi manque d'oxygène. Pendant toute cette montée, les roches offrent une grande variété de couleurs allant du blanc au noir en passant par le vert, rose, ocre, rouge, … Un enchantement. De plus, toutes nos cartes indiquaient que cette partie devait être du ripio. En fait, c'est une route quasi neuve qui nous est offerte. On continue la montée dans ce paysage très minéral pour passer un col à 4170 mètres. Re-descente avec la vision superbe de la SALINE GRANDE où nous nous posons dessus pour la pause déjeuner à 3415 mètres. Ensuite, toujours très belle route qui nous permet de découvrir les sommets enneigés au loin, une nature plus aride où nous voyons nos premiers lamas, des troupeaux de guanacos, des zorros. La terre elle aussi suit les couleurs de toute la palette.

Puis la route remonte vers Susques qui se trouve à 3600 mètres. Toujours en nous repaissant de merveilleuses surprises de beautés minérales à chaque virage. A Susques, nous tournons 3 fois dans ce petit village pour chercher la douane, la trouver, mais ne pas nous y arrêter sur le conseil d'un policier local. Triste décision !!! (voir plus loin). Nous reprenons la route vers le Paso de Jama à 4387 mètres qui marque l'entrée au Chili, nous qui ne sommes pas sortis "administrativement" d'Argentine. Mais là, point de douane, car elle se trouve à 165 Km de là, à l'entrée de San Pedro de Atacama.

Difficile de décrire ces paysages grandioses que nous trouvons en "naviguant" entre 4500 et 4900 mètres pendant près de 100 Km. Seuls 25 Km de ripio et une vitre latérale éclatée par un caillou gentiment envoyé par un camion qui nous croisaient, viennent  troubler l'état de grâce dans lequel cette nature exceptionnellement belle (on se répète, mais c'est tellement vrai) nous plonge.

Des salines, lagunes, roches de toutes les formes, couleurs, des vues à l'infini, des canyons, des dunes de sable (mais oui !), des sommets arrondis, le tout sous un ciel bleu très pur et une température aux environ de 7° à cette altitude. Bien sûr, l'appareil photo ne chôme pas. 40 Km avant San Pedro de Atacama, la route se décide enfin à descendre au travers d'un paysage quasi lunaire puis une steppe colorée en jaune au pied du volcan Licancabur qui trône à 5916 mètres (on passe à 51 Km de la Bolivie). Le soleil nous fait ses adieux pendant cette rapide descente (2300 mètres de dénivelé en 25 Km) et nous voilà arrivés au poste de douane…. Chilien (et uniquement chilien) !! On nous explique que nous ne pouvons pas rentrer au Chili avec un véhicule sorti illégalement d'Argentine… Nous leur expliquons notre histoire de Susques et ils sont prêts à nous aider ; ils envoient un mail à leurs collègues argentins à Susques… et… tout s'arrange dans la soirée. Les Argentins autorisent les Chiliens à faire les papiers nécessaires pour notre sortie d'Argentine.. Ouf ! sympas les douaniers ! Mais pendant l'attente de la réponse, nous sommes "condamnés" à stationner et dormir, dans Prosper quand même, au poste de douane sur un petit parking. De plus, le service sanitaire, sympa, nous laisse la soirée pour faire disparaître du congélateur les steacks et filets de poulet que nous avions oubliés de "planquer". Leur gentillesse va jusqu'à nous autoriser à garder nos petites plantes voyageuses qui décorent Prosper (une vient de Norvège, l'autre du Brésil).

Tout au long de la journée, le long de la route, nous avons vu des habitations en terre. Ici ou là, quelques habitants vivant très  pauvrement avec quelques animaux (vaches, moutons, lamas). Nous avons donné un peu d'argent pour prendre en photo des lamas.

Etape à San Pedro de Atacama (Chili)

10/06/2005

San Pedro de Atacama

Après une très bonne nuit très fraîche (4,5° dans Prosper), nous quittons le poste de douane et allons directement à l'Hostel Camping Puritama, en ville. On y retrouve Olaf et Stéphanie. Nous allons à pied au centre ville qui se trouve à peine à 500 mètres et y trouvons un cybercafé. Retour à Prosper pour déjeuner puis, dans l'après midi, retour en ville pour parcourir toutes les petites rues de ce village très sympa, tout en terre. Soirée calme et coucher de bonne heure.

11/06/2005

San Pedro de Atacama

Très bonne nuit, 4° au réveil dehors mais 15° à l'intérieur grâce à notre petit radiateur électrique. Il fait toujours un temps superbe. Au programme aujourd'hui : ce matin un long passage à Internet avec notre PC, cet après midi, tour en 4x4 à la vallée de la Lune. Ce tour dans la Vallée de la Luna a été super chouette. D'abord 2 arrêts, l'un au mirador de la Cordillera de la Sal et l'autre à la vallée de la Muerte nous ont permis d'admirer des paysages superbes. Ensuite, petit trek pour monter en haut d'une montagne où nous avons attendu le coucher du soleil qui a colorié en pourpre tout l'horizon et ses magnifiques montagnes. Une super chouette après midi !

12/06/2005

San Pedro de Atacama

On reste encore là car au lever on s'est rendu compte que le pare brise avant s'est fendu (suite à l'impact reçu toujours par le même camion). On répare avec un kit qui nécessite 4 à 5 heures de séchage. Dans l'après midi on retourne en ville promener, puis internet et soirée cinéma avec un DVD.  Aujourd'hui, André a commencé à rédiger un long papier sur le camping-car en Amérique du Sud.

13/06/2005

Départ de San Pedro de Atacama

De nouveau, au départ de San Pedro, la route nous émerveille : le désert, le salar, toutes ces belles vues nous sont offertes. On déjeune avec vue sur les Andes aux sommets enneigés, à 3320 mètres Ensuite, nous allons jusqu'à Calama. Dans l'après-midi nous avons pu changer la vitre côté chauffeur (taillée sur mesure) et faire réparer par un professionnel la grande fente du pare-brise. Le réparateur nous accompagne ensuite au camping  Casa del Valle. On est seul et super bien accueillis par le propriétaire qui nous donne les clés d'une cabanas pour nos sanitaires privés.

A 18h50, nous ressentons un fort tremblement de terre, très long ! le patron du camping et sa femme viennent immédiatement nous voir : ils sont tout émotionnés et nous confirment que ce "terremoto"  était beaucoup plus fort et long que d'habitude (ils ont en moyenne 500 secousses et 7 tremblements de terre par an). Nous écoutons la radio qui situe la force vers 6. Les dégâts semblent assez importants au Nord vers Arica et Iquique : 7,8° à Calatambo. Prosper s'est bien balancé : en premier lieu on a cru que le frein s'était desserré ! Nous apprécions de comprendre les infos en Espagnol à la radio qui donne tous les détails. L'épicentre était à environ 300 km de nous. Après ces frayeurs, on se couche tôt.

Etape à Calama

14/06/2005

On reste à Calama

Nous avons bien dormi et n'avons pas ressenti de réplique. Il y a des dégâts dans beaucoup de villages et villes à proximité de l'épicentre. Des routes fissurées sont coupées à la circulation. Eau, électricité, téléphone manquent. Nous sommes obligés de rester ici en attendant que les routes soient réparées. Nous partons en ville à pied pour gérer la poste, internet et en profitons pour déjeuner dans un petit resto. Nous allons ensuite faire un tour au "MALL" le grand centre commercial du coin. Soirée cinéma DVD.

15/06/2005

Départ de Calama

Nous décidons de quitter Calama en apprenant par la radio que la route 5 est à nouveau ouverte. Nous visons Iquique. On verra bien. Depuis 2 jours la radio donne en quasi continu des infos sur la zone. En quittant Calama, après avoir fait un tour à Internet, nous longeons la plus grande mine de cuivre du monde. Ensuite, bonne route et paysages arides jusqu'à Tocopilla  où nous déjeunons en bord de mer. Paysage et ville triste avec vue sur des raffineries ou autres. Nous sommes quand même contents d'avoir un peu retrouvé le plancher… des poissons, après plus d'une semaine passée dans les hauteurs entre 2300 et 4837 mètres ! Nous quittons vite cette ville triste et sale. A sa sortie, nous longeons des favelas d'un sordide extrême à côté desquelles celles de Rio paraissent mieux loties. La municipalité a eu le mauvais goût de les cacher derrière un mur de béton. La route, pendant 50 Km, serpente entre l'océan et la montagne aride  qui descend jusqu'à elle. On voit bien les traces des éboulements que le tremblement de terre a provoqué.

Ensuite, la montagne s'écarte de la route pour laisser un espace large qui ressemble à un paysage lunaire. Ce n'est que de temps en temps que le soleil arrive à percer la brume qui nous accompagne depuis Tocopilla. De temps en temps, en bord de mer, des ensembles de cabanes en contre-plaqué, semblent être là pour les vacances : quelle tristesse. Après 80 Km, oh surprise, une douane, car après c'est la zone franche. Arrivés à Iquique, la station Copec n'accepte pas que nous stationnions chez elle. Par contre, l'Holiday Inn Express accepte que nous passions la nuit sur son parking privé et fermé et tout ça gratuitement. Soirée calme.

Etape à Iquique

16/06/2005

Départ de Iquique

Avant de quitter Iquique, nous faisons un tour à la zone franche (ZOFRI) et ses quelques 400 boutiques…. Effectivement il y a des choses vraiment intéressantes et nous faisons quelques achats. Nous quittons Iquique par la route 16 qui monte très rapidement vers les 1000 mètres et rejoint la route 5 au bout de 50 Km environ. La route est bonne si on excepte ici ou là quelques rares trous profonds.  Au départ vision des quartiers "arrières" de Iquique occupés par des baraquements de fortune, favelas locales. Ensuite, paysages arides et ça durera jusqu'à Arica. Véritables paysages lunaires, si on excepte 2 petites zones avec un peu de verdure, c'est le désert intégral, majestueux avec des monts, des canyons, des vallées, des montées et descentes. Pendant 100 Km on croise aux environs de 1100 mètres d'altitude. Puis descente vers Cuya et remontée à 1250 mètres avant de redescendre sur Arica. Tout le long de la route aujourd'hui, on a vu tous les endroits (une bonne douzaine) où la route avait été coupée par les éboulements dus au tremblement de terre. Arrivés à Arica, nous allons demander à l'hôtel Arica de nous autoriser à nous poser sur son parking, ce qu'ils acceptent très gentiment. Nous sommes à 1 Km au sud de la ville en bord de mer.

Etape à Arica

17/06/2005

Départ de Arica

Nous quittons le parking de l'hôtel après une très bonne nuit. Nous avions comme "voisine de parking" une voiture Toyota de Chine et d'après toutes ses inscriptions, nous en déduisons qu'ils font le tour du monde en faisant étape dans les hôtels. Sortie sans problème du Chili, seule particularité de cette sortie, il faut acheter un formulaire à 0,6 qui sert à dresser la liste des passagers. Ensuite ce formulaire sert de liaison jusqu'à l'entrée du Pérou. L'entrée au Pérou, un peu plus loin est plus longue (un peu plus d'1 heure pour les différentes démarches). Mais oh joie ! on ne nous demande pas le Carnet de Passage en Douane… ouf ! (cela nous aurait posé des problèmes par rapport à sa limite de validité). Cette arrivée au Pérou, au milieu d'un désert de sable jusqu'à Tacna, ainsi que la ville de Tacna nous rappelle un peu l'Afrique du Nord. Il y a même une jolie mosquée à l'entrée. Arrêt à Internet et pour déjeuner après avoir fait le plein (ici on mesure en galons !) Ensuite, la route vers Moquegua monte rapidement, par grands lacets à flanc de montagnes très belles et arides ; on atteint 4700 mètres. Nous renonçons à prendre la piste qui nous aurait conduit directement à Puno et préférons continuer sur la route de Desaguadero qui est toujours belle. Le coucher de soleil illumine ce paysage aride de pourpre, c'est un pur émerveillement.  Au péage nous demandons à des policiers où nous pouvons passer la nuit. Ils nous indiquent le poste du police du prochain village et nous demandent des cigarettes. Au village, après consultation du chef, un policier nous fait garer dans la cour du petit commissariat. On met de l'antigel dans le gasoil car il fait très froid et ça risque de geler cette nuit. Un plat de spaghettis et nous nous glissons sous les couvertures car il commence à faire froid dans Prosper.

Etape à Mazo Cruz (Pérou)

La suite sur le è Récit Pérou

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